Je me revois grimper les escaliers

L279

Nouveau

Titre: Je me revois grimper les escaliers

Référence: L279

Nombre de pages: 128

Format: 11 X 16 cm

Broché

Public: tout public

Auteur: Patricia Norca

ISBN: 978-2-35844-079-0

Poids en kg: 0,130 

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100 Produits

9,90 €

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La banane n’est guère aussi rentable,  l’ananas ne nourrit plus son homme. Les vieux n’ont plus rien à perdre, et la jeunesse se morfond sur les marches du nord de l’ile Martinique où l’auteure qui y a passé une partie de son enfance  se revoie grimper les escaliers. 

À Macouba où l’exode devient galopant, nous sommes à la fin des années soixante. L’exil vers Fort-de-France d’abord puis vers la mère patrie qui tend les bras à tous ceux qui croient que l’herbe est plus verte ailleurs se  fait ressentir et devient quasiment indispensable. Quitter ce petit bout de village, sortir de son enclavement est vital pour ceux qui sentent leur avenir pris au piège du désenchantement. Ils gouteront assez vite aux affres de l’amère patrie qui va les accueillir sans complaisance, avec le froid dont ils feront connaissance, le chômage qui les poursuivra encore, la crise de logement qu’ils ne subissaient pas autant dans leur case de Fibrociment. 

Ils ne reconnaitront pas leur Eldorado.

Ce roman raconte l’histoire vraie de tous ceux qui ont voulu fuir leur misère, en s’expatriant. Patricia Norca nous narre ce récit dans le détail et avec une belle poésie qui veut cacher la souffrance de ces gens qui n’auront d’autres choix que de toujours placer leur espoir ailleurs. Tanbou o lwen ni bon son dit le proverbe créole.

                                                    

J’ai lu Patricia Norca

Elle vient de faire paraitre aux Éditions Exbrayat « Je me revois grimper les escaliers ». Le titre,  je l’avoue, semble  plutôt énigmatique. Faut-il le prendre au sens propre ou au figuré ? Mais d’abord qui est cette dame qui voudrait nous parler de ces escaliers ?

Elle est native de Macouba, où officia le Père Labat, en son temps,  de ce petit village niché sous les flancs de la montagne Pelée, de ce bourg  paisible qui semble n’avoir qu’une seule rue, celle qui la traverse de bout en bout pour vous conduire directement au bout du bout du nord de la Martinique, aux portes de Grand-Rivière, sa voisine.

Je connais bien Macouba, ce petit morceau de nous-mêmes,  et c’est avec un peu de nostalgie que j’en parle. Oui la nostalgie !

Patricia y vit dans les années 70. Elle revient de Foyal qui a recueilli sa mère, suite à l’exode qui l’a poussée à chercher un avenir bien meilleur. L’épanouissement ne semble pas se trouver dans ce coin perdu entre les bananes et  les ananas, qui l’un comme l’autre ne sont guère rentables. Pas plus qu’à Foyal  où pour arriver au bout de ses illusions, trop lasse d’assister au spectacle de la désillusion,  la mère va grimper encore une marche supplémentaire et partir  vers la France pour échapper — enfin croit-elle—  à cette vie de ghetto.

Pour la narratrice, ils semblaient tous n’avoir aucune raison de combattre. D’ailleurs un dicton ne prétend-il pas  que l’herbe est plus verte ailleurs ? Alors elle aussi elle va partir pour poursuivre l’utopie : «  Je voulais partir, comme tous ceux qui ne revenaient pas. Je ne voulais pas rester puisqu’elle était partie (la mère) mais les jours s’égrenaient, semaine après semaine, mois après mois, année après année, dans une routine nonchalante sans que rien ne vînt prédire un quelconque changement. Je virevoltais entre la maison et la rivière pour me diluer dans la masse des tâches à accomplir en espérant des lendemains différents. »

Il arrive de nos jours encore que le retour des vacanciers, « ces anciens déserteurs »,  bienheureux de bénéficier du soleil, mais encore plus heureux de raconter la France, avec le vocabulaire élogieux qui les fait fort souvent oublier le froid et les autres frustrations, serve d’appel d’offres, d’opération  grande séduction qui seront utilisés comme appât pour édifier le bonheur de tous ceux qui sans barguigner voudraient tant arriver au bout de leurs illusions, et puis patatras ! Parce que patatras ! …

Je vous recommande vivement cet ouvrage qui sans nombrilisme nous  donne à nous voir.

Térèz Léotin

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Je me revois grimper les escaliers

Je me revois grimper les escaliers

Titre: Je me revois grimper les escaliers

Référence: L279

Nombre de pages: 128

Format: 11 X 16 cm

Broché

Public: tout public

Auteur: Patricia Norca

ISBN: 978-2-35844-079-0

Poids en kg: 0,130 

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Extrait du livre je me revois

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